nouvelle au jour le jour : l'ouragan

Publié le par boulègue

C'est simple, je me relance dans mes délires interactifs, j'ai demandé à des visiteurs du CDC de me fournir des personnages étranges, et je les intègre dans une nouvelle coupé à leur mesure que j'écris au jour le jour sur le CDC. Pour plus de sécurité, je sauvegarde cette nouvelle ici, et voici déjà ce qui à été écris :


01h30. La barmaid s'affaire encore, juste pour dire, devant l'oeil bovin de son dernier client. Elle essuie en soufflant pour la troisième fois la portion du comptoir où le peintre s'affaisse. Mais comme celui-ci ne réagit pas à ses appels muets bien que démonstratifs, elle hausse mentalement des épaules, et se met à compter la caisse. Elle caresse du bout des doigts le badge que lui à offert son dernier amant, paulo, le réparateur de bicyclette. C'est son préféré. Le badge, pas son amant. Paulo a été ravalé au rang des ex depuis qu'il s'était moqué de ses jambes vertes. Mais le badge, lui, avec l'inscription " ma vénus" au dessus d'un massif de fleur, reste encore accroché à son coeur. Elle entends du mouvement se faire du coté client. Le peintre griffonne un canard qui saute sur le dos d'un sous-verre, et ricane tout seul. Elle remarque que sur la main droite, celle qui dessine, il a le mot "hate" tatoué sur les jointures...  Celà lui rapelle vaguement quelque chose. Le peintre ferme et ceinture son grand imper noir, avance avec 2 doigts son chapeau noir sur le front, et lance un billet froissé en boule sur le comptoir. Sans attendre la réaction de la barmaid, il saute du siège, et se dirige vers la sortie.
C'est alors que l'ouragan les engloutit tout les deux.

...
Glock ouvrit un oeil, ses instincts ne l'avait pas trompé, ça sentait bien la viande grillée. Son minuscule cerveau lui donna alors les quelques informations éparses qu'il pouvait décoder. D'abord la douleur :sa tête,ses pieds, ses mains et surtout son derrière lui faisaient mal. Ensuite le décors, cela ne ressemblait en rien à la grotte où il s'était assoupi la veille, il était à découvert, en plein jour, le soleil brillait haut, et sur ses côtés, tout autour de lui même, s'agitait des silhouettes la tête en bas ! Au bout d'un moment, en continuant à observer les alentours, les cases en terre séchée, les animaux qui passaient, les arbres, une étrange idée vint à se stabiliser de force sous son crâne épais : C'est lui qui devait être à l'envers ! Celà lui rappelait un vague accident de chasse, un jour.... Il porta son champ de vision jusqu'à ses pieds qui étaient liés à une longue branche souple et flexible, il étira sa tête vers l'arrière, au dessus de lui, ses mains étaient liés de la même sorte à la même branche.... Voilà, c'était ça, la chasse ! Sauf qu'il finit par comprendre qu'il se trouvait dans la position du gibier. Un goût de sang dans sa bouche lui expliqua le probable mal de tête, il avait été assommé. Et plus tard, quand toutes ses connections internes furent établies, il commença à penser que l'odeur de viande grillée qui montait à ses narines, pouvait bien provenir de lui, ce qui donnait enfin une explication au mal de fesse qui se faisait de plus en plus pressant...

Rhonda était la plus malchanceuse de son clan de cannibale. Maigre, étriquée, à faire peur, elle était la paria, la repoussée. Enfin surtout des femmes de son clan, car l'encombrante odeur de phéromone qui la suivait partout, et qui la faisait se faire saillir distraitement par les membres masculin du clan, lui valait une rage et une méfiance permanente de la part de la communauté des femelles de son village. Le sort d'une femme d'ailleurs était peu enviable chez les cannibales : quand elles ne pouvaient plus être troussée, elles se retrouvaient en invité d'honneur comestible au banquet du clan pour remplir le ventre encore fécond des plus jeunes. Rhonda elle, plus moche que ce que l'on pouvait encore imaginer, distillait dans l'atmosphère préhistorique un parfum étrange qui attirait les mâles. Elle se faisait prendre partout, tout le temps, et s'attendant hélas à trouver, après chaque coït de son partenaire d'un instant, cette lueur intriguée dans l'oeil, significatrice chez le mâle d'une pensée fugace pouvant être traduite par : " - mais bon Krim ! (Dieu n'avait pas été encore inventé à l'époque) Qu'est ce qui m'a pris de vouloir me taper un cageot pareil ? " pensée, bien sur non formulée en onomatopées, mais presque. Du coup, montée à la va-vite et sans goût, elle était tolérée dans le clan, plus qu'acceptée ( sa maigreur plaidait aussi pour elle, car même chez les cannibales, on peut être des fins gourmets)... Ce jour là, jour de fête, on rôtissait un étranger capturé la veille, un de ces sauvages vivant dans des grottes et se nourrissant d'animaux morts...bhêêê... Et, incompréhensiblement, celui-ci l'amusait et même... Lui plaisait ! Le voir s'agiter, ligoté sur la branche souple, qui sautillait à ses moindres efforts, avec le feu qui commençait à prendre dans les poils fessiers, lui arracha l'équivalent cro_magnonesque d'un sourire. Et presque, l'aube d'un sentiment commença à fleurir en elle, elle le reconnaissait , sans même l'avoir vu auparavant, car il faisait comme elle, partie de la grande famille des loosers. D'ailleurs, à un moment leurs regards se croisèrent. ils surent. Il arrêta se s'agiter, elle s'arrêta de respirer, ils se virent vraiment ! .... C'est alors que l'ouragan les emporta !
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C
<br /> (fermaton.over-blog.com)No-8: THÉORÈME DES CATASTROPHES<br /> PHOTOS SATELLITES DES OURAGANS:LA RÉALITÉ?<br /> <br /> <br />
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