la mort et l'enfant
la faucheuse et sa faux
s'en allait vers les continents chauds
Bien au sud de la belle Europe,
de ce beau monde interlope
elle allait moissonner à grands coups
des centaines de sages, et des milliers de fous,
L'Afrique, cette grande pourvoyeuse de trépas
Avec ses maladies, ses famines, et ses combats.
Chaque année de plus en plus, la tache grandissait
au point que la mort songeait à s'y installer.
D'ailleurs, les 4 cavaliers de l'apocalypse y avaient
depuis le début des ères, leurs résidences d'été.
Imaginez un grand sac bouillonnant,
où les nations riches viennent puiser constamment
vidant les terres de ses hommes et de ses ressources
au pillage, coude à coude, c'est la course
à celui qui s'octroiera le plus de richesses
ignorant le droit des populations, comble de bassesse,
ils ne s'y intéressent qu'en terme de marchandises
si puissants, comment voulez-vous qu'on les contredise ?
Le temps passe, les problèmes demeurent
les maladies arrivent et bien plus de gens meurent
on leur donne un meilleur dieu en qui croire
pendant qu'ils prient, on vide les territoires.
La modernité leur vient, plus vite avec les armes
les pouvoirs se font, se noircissent les âmes.
Et de querelles en génocides, des témoins complaisants
font leur marché en créant de nouveaux présidents.
Il arrive parfois que viennent des bonnes volontés
un petit pansement sur d'immenses plaies,
mais à peine repartis dans leurs nations d'or
les chiens de guerre sévissent plus fort.
L'enfant qui naît dans cet anonyme village,
et qui n'a connu que douleurs et outrages
son avenir court ne donnant qu'a peu d'issues
chair à vautour, enfant soldat, mendiant des rues,
voit un soir arriver, devant son ventre gonflé
la faucheuse, fâcheuse, hélas souvent espérée.
Le fléau du siècle à emporté ses parents
c'est à la faim de l'attaquer maintenant,
il ouvre ses grands yeux noirs sur la silhouette immortelle
Celle qui déjà à amené vers des contrées éternelles
toutes les personnes qu'il a connu dans sa petite vie,
en devenant une familière visiteuse de cet aride pays.
La faim qui déjà, dans une grande torture
donnait au désespoir des populations en pâture
allait encore gagner ce jour, une croix sur son carnet
une petite croix, de la taille de l'enfant qu'elle condamnait.
Cette contrée était un vaste cimetière
ceux qui n'en vivait pas s'y faisait la guerre
des réponses on en apportait point
juste celle de l'inexorable faim.
De corruptions, d'égoïsme, et d'indifférence
la mort marchait sur des pavés d'existences
taillés par l'horreur pour ses squelettiques pieds
elle ramenait l'enfant sur un macabre sentier.
L'enfant ne laissait nuls regrets sur cette terre
on ne lui avait pas donné le choix d'exister
juste celui de souffrir, de pleurer, et de se taire
les adultes construisaient la honte à volonté.
(corrigé) Boulègue. 02.2009.